Culture

Hommage à Mohamed El Harti

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Mohamed El Harti (1955 – 2002) est un auteur, poète et acteur marocain. Originaire de Salé, il est considéré comme l’un des artistes marocains qui ont beaucoup sacrifié au nom du développement de la télévision marocaine. Mohamed El Harti est un artiste marocain qui a gravé les mémoires en faisant don de tous ses efforts et de son dévouement à son art.

C’est en 1979 qu’il rejoint la troupe de théâtre de Salé. En parallèle, il poursuit l’écriture de plusieurs pièces, poèmes chansons, à titre d’exemple, « Insane », « Ah Ya Hadi », « Jabni Lahwa », « Ma Nerjae Like » et « Shabat Saife ».

Il a aussi participé, en tant qu’invité d’honneur, à plusieurs séries télévisées marocaines telles que « Dhak Tertah ».

Dès 1989, El Harti se lance dans la production avec le Film « الرخامة », « Marbre » en collaboration avec le réalisateur Abdelkamal Sbbari et la participation des acteurs marocains Noureddine Biker, Mohammed Atir, Ahmed Naji et Ben Abdellah Joundi.

Puis, au cours de l’été 1995, El Harti propose une série d’action composée de huit épisodes et intitulée « الصراع », « Conflit ».

En 1997, il joue le rôle d’un père enfermé dans une prison dans le film « Sir Alintikam » réalisé par Abdessamad Dinia, puis dans la série « السراب » dont il est l’auteur « Al Sarab » en 1998 composée de 20 épisodes et réalisée par Hamid Bennani.

C’est la série télévisée « Al Sarab » qui lui a valu son surnom « Lwahch », une série qui est restée gravée dans la mémoire des marocains jusqu’à ce jour grâce à l’intrigue solide de la série qui a traité de la réalité sociale et politique du pays mais aussi grâce à la performance de qualité et la forte personnalité qu’a fait apparaître Mohamed El Harti dans son rôle du personnage principal « Kamal ».

Plus tard en 2002, il est l’auteur de la série « Al-Muhajira », réalisée par Mustapha Fakir. La série est composée d’une trentaine d’épisodes auxquels ont participé un grand nombre de stars du petit écran et dans laquelle plusieurs villes marocaines sont apparus, notamment, Tétouan, Tanger, Kénitra ou encore Ceuta « Nord du Maroc » et est apparu aussi le sud de l’Espagne.

Mohamed El Harti, a déclaré au journal « Al-Sharq Al-Awsat » que « Al-Muhajira est une série qui traite d’un certain nombre de questions sociales créées par la réalité marocaine contemporaine ». Il a ajouté : « Al-Muhajira parle de la réalité d’une jeune fille marocaine employée vivant au sein d’une famille à revenu moyen, son père ne prend aucune responsabilité pour la direction de sa famille, donc elle est obligée de subvenir aux besoins de cette famille, et à la suite de l’accumulation de problèmes cette jeune fille échoue dans son mariage après la blessure sérieuse de son mari boxeur (Kamal) dans la tête qui l’a handicapé, et sous l’influence de ces circonstances, elle pense à migrer en dehors du Maroc comme un exemple de la réalité.« 

Mardi 06 Safar 1422 Hijri 1er mai 2001, numéro 8190
Journal Al-Sharq Al-Awsat

Quant aux acteurs sélectionnés pour apparaître dans cette œuvre, El Harti a déclaré que la répartition des rôles a abouti à l’octroi de 42 rôles majeurs et 84 rôles secondaires avec la participation d’un certain nombre de noms bien connus, y compris:

Salaheddine Benmoussa, Mohamed Tsouli, Mohamed Belhissi, Abdellah Didane, Noureddine Bikr et Mohamed Rzine, tandis que les actrices les plus en vue impliquées dans ce travail sont: Fatima Regragui, Touria Alaoui, Saida Baadi, Hafida Baadi, Saâdia Ladib, Fatima Ouchay et Fatima Boujou.

Plus de 200 000 dollars ont été investis dans la réalisation de la série, qui n’a pas encore été rendue publique aux téléspectateurs.

Dans la même année, en 2002, un mois après la fin du tournage de sa série, l’acteur et auteur marocain Mohamed El Harti nous a quitté suite à un accident, en face de l’hôtel Hilton à Rabat, qu’il a fait sur sa moto bleue qu’il était apparu la série Al Sarab.

Mohamed EL Harti reste un pionnier de l’art dramaturgique. Il a laissé beaucoup d’œuvres derrière lui et toute un patrimoine qui atteste de tout le travail qu’il a effectué durant son vivant.

Dans tous ces projets, c’est un Mohamed El Harti modeste que nous avons toujours retrouvé, un homme qui marque le cœur de ses collègues et des téléspectateurs. Il représente l’authenticité des valeurs de l’homme marocain, c’était un grand monsieur avant d’être un grand artiste. Malheureusement, l’homme n’est plus, mais l’artiste qui était en lui restera pour toujours, dans le cœur et dans la mémoire des marocaines et marocains. Nous présentons toute notre affection à sa famille, à commencer par son fils cadet, l’artiste peintre Fahd El Harti, qui fait honneur à l’héritage artistique de son père et qui donne l’exemple de l’art contemporain marocain à l’étranger pour lequel nous lui souhaitons une bonne continuation.

Ghita Jazouli

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