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Benkirane contre El Pais : Après deux rejets de sa plainte, le chef du gouvernement tente une troisième parade

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Benkirane contre El PaisMême une année après sa diffusion, la fameuse vidéo d’AQMI sur le Maroc est toujours d’actualité. Par son acharnement à vouloir juger un journaliste espagnol devant la justice ibérique, le chef du gouvernement contribue pleinement à cette médiatisation. Pour le moment, le tableau des résultats affiche deux revers contre Abdelilah Benkirane.

Dans son bras de fer contre Ignacio Cembrero, l’ex-journaliste d’El Pais, actuellement à El Mundo, Benkirane ne s’avoue pas vaincu. Il persiste dans son aventure à le juger, coûte que coûte, devant des juridictions espagnoles pour avoir mis, le 13 septembre 2013 sur son blog d’El Pais, une vidéo d’AQMI consacrée exclusivement au Maroc.

Benkirane compte deux revers

Jusqu’à présent, le secrétaire général du PJD a subi deux échecs. Le premier remonte au 12 juin dernier lorsqu’un procureur, Javier Zaragoza, près le tribunal de l’Audience Nationale a refusé d’instruire la plainte déposée, le 20 décembre 2013, par le chef du gouvernement, contre le quotidien El Pais pour « apologie au terrorisme ».

Un premier classement suivi d’un second qui s’est produit le 19 août. Nullement découragé par ces deux rejets, Benkirane tente une nouvelle parade. Sa défense assurée par le très célèbre -et controversé- avocat, José Luis Sanz Arribas, vient de frapper à la porte de la chambre criminelle de l’Audience Nationale. Une instance formée de quinze magistrats de premier rang et très connus sur la scène médiatique espagnole. Ses décisions sont le résultat d’opérations de votes.

La 3ème tentative du PJDiste sera-t-elle concluante ?

Sauf coup de théâtre, le chef du gouvernement a peu de chances d’obtenir gain de cause dans sa quête à juger Ignacio Cembrero. En effet, l’influence du Maroc sur la politique et la justice en Espagne est loin d’égaler celle de la Chine. L’Empire du milieu a ainsi réussi à arracher, le 24 juin dernier, que ladite chambre classe une plainte accusant Pékin de génocide au Tibet, arguant qu’aucun ressortissant espagnol ou résident légal en Espagne ne figurait parmi le million de victimes de la répression chinoise. Un verdict obtenu par 9 voix pour contre six.

Si Benkirane subit un troisième revers à la chambre criminelle de l’Audience Nationale de Madrid, sa défense serait ravie de présenter un recours devant le tribunal suprême en Espagne. Son ultime chance. Mais cela risque d’être encore vu comme de l’acharnement.

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